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dimanche 8 décembre 2013

El Calafate

Dès que l'avion se prépare à atterrir à El Calafate, on remarque déjà du haut des airs la couleur de l'eau d'un bleu turquoise.

Les Argentins appellent cette couleur le "dulce del glaciar" en référence au très consommé "dulce de leche". Cette coloration provient de la fonte de cette glace à haute densité  ainsi qu'une grande quantité de sédiments.  

La ville tient son nom d'un arbuste à fleurs jaunes

très répandus en Patagonie. Située en terrain plat, on sent immédiatement la présence d'un vent fort dont les rafales peuvent facilement vous décoiffer. Depuis la construction de l'aéroport en 2001,

la ville  a pris un essor considérable. Petits hôtels, bars, restaurants aux coloris multiples, boutiques de toutes sortes en font un endroit sympathique.



Il y a même un casino.

J'ouvre une petite parenthèse à ma fille Annie pour lui rappeler quelques souvenirs de son passage ici.

Mais l'objectif ultime des touristes est sans contredit le Parque Nacional Los Glacieres inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco. Dans cet immense territoire de 600,000 hectares, on y retrouve principalement deux lacs (Lago Viedma et Argentina) et plusieurs glaciers (Perito Moreno, Upsala, Viedma en autre) Mais je sens que vous voulez plus de photos et moins de détails. Patience, j'y arrive. 

Notre petit côté indépendant nous a poussés à louer une auto

pour nous rendre au glacier Périto Moréno. Si la température était clémente à notre départ

et les paysages magnifiques,

au loin, c'était un peu différent.


Un premier arrêt dans une halte aménagée au nom prédestiné

où vous remarquerez que déjà le glacier a une influence sur la température

et c'est la première vision du phénomène.

Nommé pour rendre hommage à Francisco Moreno,

grand explorateur de la Patagonie, le glacier fait 15 kms de profondeur sur 5 kms de largeur et culmine à 60 mètres au-dessus du lac. Étonnamment, il est  l'un des rares glaciers à gagner de l'espace, soit environ 3 mètres par jour.

La visite du glacier, rendu possible par toute une série de passerelles

nous permet d'admirer le "monstre". Voici une vue du côté sud-ouest.

A certains endroits, la glace, formée en haut des montagnes à 2000 mètres, prend des formes inusitées.


 Petite question scientifique: pourquoi les glaciers sont-ils bleus ou blancs?

 Dans une glace compactée, seules les ondes courtes ou rayons bleus peuvent pénétrer alors que dans de la glace avec des bulles d'air donc non compactée, la lumière peut se glisser et garde la glace blanche. Vous pouvez toujours essayer avec votre prochain "drink" du temps des fêtes. Il parait qu'après le cinquième, tout devient clair...

Le glacier nous parle aussi. Régulièrement, on entend des craquements, des grondements, des grincements. De temps en temps, des blocs de glace se détachent du glacier et s'effondrent avec fracas dans l'eau.

Il faut cependant être au bon moment au bon endroit. Nous sommes ici du côté nord.

Nous pourrions vous monter des photos "ad nauseam" du glacier tellement celui-ci est impressionnant. (Pour la petite histoire, nous en avons pris 142)  Seulement une avant dernière pour nous permettre de vous saluer.

Un excursion en bateau nous permet de nous rapprocher de très près du glacier.

Nous espérions y voir une portion de celui-ci se fracasser mais... Il nous reste quand ce petit film nous permettant d'apprécier la beauté sauvage d'une partie de ce phénomène naturel.

mardi 3 décembre 2013

Le parc national Tierra del Fuego





La ville d’Ushuaia est située à 5175 kms de la ville la plus au nord de l’Argentine, La Quiaca à la frontière bolivienne, ce qui vous donne une idée de la «longueur » du pays.

Pour se rendre dans le parc national Tierra del fuego, il faut prendre la Ruta Nacional 3. L’entrée du parc est à douze kilomètres. Pour mieux nous suivre, voici le plan de la route suivi lors de notre visite. 

Le premier arrêt nous amène à la Estacion del Fin del Mundo.

C’est ici que part le célèbre train de la fin du monde, 

construit par les (célèbres) prisonniers

de la prison de Ushuaia et mis en service il y a 100 ans.
Un peu plus loin, on fait une pause à l’anse Zaratiegui.

On peut y voir au loin l’Isla Redonda

située dans le canal de Beagle.

 Sur le quai se trouve le bureau de poste le plus au sud de l’Amérique, celui de Puerto Guarani.

On peut y faire apposer un logo souvenir dans son passeport.
À cet endroit, un sentier pédestre suit le littoral

 et nous amène vers de charmants endroits.

Un peu surprenant cependant de voir des chevaux

entièrement en liberté dans les environs.
Un petit détour nous permet d’admirer le Lago Roca

traduit ici en langue Yamana. 

L’eau est d’une clarté limpide et, évidemment, plutôt froide.

On y trouve un des 4 campings gratuits du parc.

Chaque site possède son propre gril, parrilla oblige en Argentine.   On peut même y louer une cabane.

Prenez-vous d’avance pour les réservations, il n’y en a qu’une.  Certains touristes y viennent cependant avec des  véhicules pouvant presque grimper aux arbres.
  Effectivement, cela impressionne la galerie mais c’est peut-être le but. Plus au sud, se trouve le Lago Verde

qui doit sa couleur à la tourbe acide qui l’entoure. Celle-ci est même exportée en Écosse et sert à fabriquer du whisky.  Enfin le Lago Negro, ici sur le plan.
Comme nous sommes au printemps dans l’hémisphère sud, certaines plantes que nous connaissons bien fleurissent.

Ici, on les appellent  Margarita Amarillo. Qui dit Parc National dit animaux,



Plus loin, une pancarte qui, soit dit en passant, a été réalisé par notre hôte Carlos, nous annonce la fin de la route 3.

Pour terminer, malheureusement sur un note un peu triste, il faut mentionner l’erreur commise par le gouvernement argentin qui décida d’importer, en 1946, 25 couples de castors canadiens.

On voulait  ainsi implanter un commerce des fourrures. Ce fut la catastrophe. Les castors engraissèrent en moyenne de 5 kilos et perdirent le lustre de leur fourrure, De plus, sans prédateur naturel, leur nombre augmenta à la vitesse grand V et causa d'innombrables ravages.

Les nombreux barrages érigés par l'animal   causent encore aujourd’hui la destruction de nombreux secteurs

du parc. On estime à 150,000  le nombre de castors résidant dans le parc en 2013 et ils ont déjà émigré vers la Chili.
En terminant pour de vrai cette fois-ci, je ne voudrais pas passer sous silence le fait que depuis 1992, il existe un golf dans le parc de la fin du monde.

Avis aux intéressés